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L'édito de la semaine

Tweectature

C’est décidé, c’est acté, d’aucun annoncent la fin de la presse au profit des réseaux sociaux. Gratuits, faciles d’accès, mais surtout porteurs d’une apparente liberté d’expression sans pareille, leurs avantages séduisent et précipiteraient déjà les acteurs de la presse « traditionnelle » vers une inéluctable disparition. 

Soit. Si leurs avantages sont nombreux, et notamment en matière de circulation de l’information, les inconvénients de Twitter et facebook n’en restent pas moins omniprésents. Une information sans filtre, sans vérification et sans aucun contrôle risque par définition de virer à la « fake news » et à la manipulation. Il est d’ailleurs à la fois drôle et pathétique de constater que la défiance grandissante à l’égard des médias nourrit parallèlement une confiance croissante envers les « informations » relayées sur les réseaux sociaux. Comme s’il fallait opposer les premiers - non exempts de tout reproches, avouons-le - pour adouber les seconds, vierges de tout historique mais aussi considérés comme les parangons de vertu en offrant un espace de liberté d’expression inédit. 

Cette liberté ne doit pas faire oublier à quel point ni l’expression ni l’information ne peuvent échapper à une certaine vigilance. Et paradoxalement, c’est un quasi retour à l’ordre moral qui sévit aujourd’hui sur ces réseaux, la moindre incartade ou maladresse donnant lieu à des torrents de haine en 280 signes. Aussi furtives que violentes, aussi stériles que dévastatrices, ces polémiques se nourrissent d’un anonymat protecteur. Si c’est cela la nouvelle façon de penser, de réfléchir et de s’instruire, alors oui je choisis de garder un pied bien ancré dans l’ancien monde. Vous savez, celui où les informations sont écrites par des gens parfois faillibles mais responsables. Celui où l’on peut aussi plaisanter sans conséquence ou créer la moindre polémique, discuter sans provoquer ni « clash » ni invective de la part de parfaits inconnus. La vraie vie en quelque sorte. Celle où la légèreté est permise et où le vivre ensemble règne en maître. Celle qui devrait inonder les réseaux sociaux de sa bienveillance.

Benjamin Busson