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IOT. Pour gagner en visibilité, la TIC Valley de Labège a choisi de se concentrer sur un sujet « au potentiel considérable », l’IoT ou internet des objets. Au point de restructurer l’ensemble de son fonctionnement, incubateur compris, autour de cette thématique.

La Tic Valley est morte, vive l’IoT Valley

En quatre ans d’existence, la Tic Valley, désormais IoT Valley, a su attirer pas moins de 35 entreprises à Labège, soit environ 300 collaborateurs, sans compter la trentaine de projets portée au sein de son Camping. Un écosystème tourné autour de l’innovation qui a réussi à lever plus de 150M€ sur cette durée.

Pour capitaliser sur ces résultats et gagner en visibilité, l’association a annoncé en septembre sa spécialisation dans l’internet des objets (IoT), un domaine dans lequel évolue une dizaine de ses membres dont Sigfox mais aussi Intesens, Axible Technologies ou encore Connit. Pour le PDG de Sigfox et président de l'IoT Valley Ludovic Le Moan en effet, « l’internet des objets représente une opportunité colossale pour Toulouse et la France en général ». Selon la société américaine de conseils Gartner, le marché devrait exploser dans les cinq prochaines années. Évalué en 2014 à 655 Mds$, il pourrait atteindre les 1 700 Mds$ en 2020 pour 30 milliards d’objets connectés. Pas question pour autant d’écarter les entreprises déjà membres de l’IoT Valley dont les activités peuvent être très éloignées de l’internet des objets, à l’instar de France Pari. La transition devrait se faire progressivement, « et des synergies ne sont pas à exclure, même si l’internet des objets n’est pas leur première activité », relève Marion Fontana, responsable de la communication de l’IoT Valley. Soutenu par le Sicoval et un ensemble de partenaires (BNP, Viasanté, SNCF, Sigfox...), l’IoT bénéficie d’un budget en 2015-2016 de 500 K€.

Connected camp

Le focus sur l’internet des objets se traduit tout particulièrement par la transformation de l’incubateur de l’IoT Valley. Exit le Camping, bonjour le Connected Camp. Si l’internet des objets devient la seule thématique portée par ce nouvel outil, ce n’est pas le seul changement. « Auparavant, les porteurs de projets pouvaient arriver avec une idée griffonnée sur un bout de papier et être retenus », rappelle Marion Fontana.

Les dossiers présentés devront désormais avoir atteint à un niveau de maturité beaucoup plus avancé et être orientés BtoB. Seuls les projets arrivés en phase de prototypage, « et si possible générant déjà un peu de chiffre d’affaires », ajoute Ludovic Le Moan, pourront intégrer le Connected Camp. Une nécessité au regard de l’ambition de l’incubateur qui est d’accompagner le projet jusqu’à l’industrialisation. Le Connected Camp accueillera neuf entreprises pendant neuf mois.

En plus d’être hébergé au sein des 5000m2 du siège de l’IoT Valley, sur un plateau de 350 m2, les startuppers bénéficieront de l’accompagnement de plusieurs experts recrutés pour les encadrer au quotidien, d’un laboratoire équipé du matériel nécessaire au développement de nouvelles technologies appliquées à l’IoT (soit environ 20 K€ d’équipement, sans compter le matériel mis à disposition par les partenaires) et des conseils de partenaires business « de renom » : Samsung, EBV Electronik, Intel, Airbus BizLab… Des partenaires qui pourront venir piocher dans ce pool d’innovations les outils ou les usages de demain mais aussi orienter les porteurs de projet en fonction des besoins qu’ils auront identifié au préalable.

Les candidatures à la première promotion du Connected Camp sont ouvertes depuis le 24 septembre. La sélection finale sera annoncée en décembre pour un démarrage dès le mois de janvier. «Notre ambition est de faire sortir neuf mois plus tard nos start-up avec leur premier contrat BtoB », appuie Ludovic Le Moan.

Algeco et nouveau bâtiment

Déjà à l’étroit dans ses locaux actuels, l’IoT Valley prépare son extension. De nouveaux bâtiments devraient voir le jour en 2016. Des algeco permettront d’augmenter temporairement la surface du siège d’ici là. Ludovic Le Moan voit même plus grand en imaginant à terme la constitution d’un véritable campus dédié à l’IoT, dans l’esprit de la Silicon Valley. « Nos membres embauchent cinq à 10 collaborateurs par semaines. Nous devons pouvoir les accueillir », souligne le PDG de Sigfox, qui emploie à Labège une centaine de personnes et envisage de doubler rapidement ses effectifs.


Sigfox continue sur sa lancée

Le « Uber des télécoms » étend son réseau à l’Italie

« Devenir le S des GAFA » (Google, Apple, Facebook, Amazon). Avancée sur le ton de l’humour par le PDG de Sigfox, Ludovic Le Moan, l’ambition de l’entreprise basée à Labège n’en est pas moins réelle. Créée en 2012, Sigfox, qui se présente comme le leader mondial de la connectivité des objets (IoT) s’est lancée dans une course contre la montre pour conserver son avance sur ses potentiels concurrents. L’entreprise, qui a levé 127,5M€ en trois ans, vient ainsi d’ajouter l’Italie à la liste des pays couverts par son réseau bas débit destiné aux objets connectés. Neuf sont déjà couverts ou en cours de déploiement: la France, l’Espagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Portugal, la Belgique, le Danemark, le Luxembourg et la République Tchèque.

Territoire clé pour Sigfox, les États- Unis, sont la prochaine étape de l’opérateur qui devrait couvrir 10 villes majeures américaines d’ici le premier trimestre de 2016, en commençant par San Francisco et Los Angeles. Un investissement estimé entre 80 et 100M€ pour l’ensemble du territoire. Le siège de Sigfox États- Unis se situera à Boston. Une quinzaine d’autres pays pourraient « être signés d’ici la fin de l’année », se félicite par avance Ludovic Le Moan.

Levée de fonds?

Pour continuer sur cette dynamique, l’entreprise n’écarte aucune piste, de l’entrée en bourse à une nouvelle levée de fonds. « Il se passera quelque chose d’ici fin 2017 », confirme Ludovic Le Moan, sans s’avancer plus. L’entreprise, qui emploie 140 personnes, dont une centaine à Labège, ne devrait réaliser «que» 12M€ de CA en 2015. Le potentiel du marché de l’IoT au niveau mondial est estimé par Machina Research à 4300 Mds$ en 2024. Sigfox compte bien en capter sa part. Environ 1 000 à 1 500 projets qui utilisent la technologie Sigfox sont en cours de développement et une centaine est déjà certifiée. Près d’un million d’objets utilisent ainsi déjà le réseau Sigfox (vélos, alarmes de maison…), sept millions sont en cours de fabrication.

L’IOT valley en chiffres

  • Créée en 2011
  • 35 entreprises membres
  • Plus de 300 collaborateurs
  • Près de 40 brevets déposés
  • Un siège de 5000m2 à Labège
  • 150 M€ levés en quatre ans par les start-up de l’IoT Valley

Le Connected Camp

  • Créé en 2015
  • Ouverture des candidatures en septembre, annonce des projets retenus en décembre, démarrage en janvier 2016
  • Neuf projets suivis pendant neuf mois

Marie Grivot

Reportage
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