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Matériel électrique. Basé à Auterive (31), le groupe vient de faire l’objet d’un MBO. Avec une quinzaine de cadres de l’entreprise et le soutien d’iXO Private Equity, Isatis Capital et Multicroissance, Jean-Pierre Ferraud, son directeur, en a pris le contrôle.

Le groupe HBF assoit son développement sur l’export

Le groupe HBF, basé à Auterive (31) et spécialisé dans la conception et la distribution d’équipements électriques dans les domaines de la domotique, l’électricité et l’éclairage, vient de faire l’objet d’un MBO par une partie de l’encadrement. Trois fonds d’investissement, iXO Private Equity, Isatis Capital et Multicroissance, ont en effet soutenu le rachat du groupe par Jean-Pierre Ferraud, son ancien directeur, et une quinzaine de ca dres de l’entreprise. L’occasion pour le dirigeant d’impulser une nouvelle dynamique à l’entreprise. Créée en 1996, passée sous le contrôle d’actionnaires espagnols dix ans plus tard, celle-ci a depuis connu une forte croissance. Aujourd’hui, le groupe HBF est structuré en différentes filialesdont Otio, dédiée à la domotique, Elexity, spécialisée dans l’éclairage, Inotech, spécialisée dans le matériel électrique, HBF Polska détenue à 75%, Vinon, sa centrale d’achats basée à Shanghai (49 %), Bricolux en Espagne (27 %) et Enexo, une entreprise créée en 2013 pour développer le e-commerce. Le chiffre d’affaires consolidé du groupe atteint 75 M€ pour un effectif de 200 personnes au total dont 128 en France.

10 % du CA à l’export

Cette nouvelle dynamique passe en premier lieu par l’export car, précise Jean-Pierre Ferraud, « l’essentiel (98 %) de notre chiffre d’affaires est aujourd’hui réalisé en France ». Pour se développer à l’international, le groupe a rapatrié à Auterive l’un de ses collaborateurs basé auparavant en Asie, et spécialiste de l’export, et s’appuie sur « un réseau et des connexions en Europe ». « Désormais, l’objectif est d’accompagner nos clients, les grandes enseignes, sur leurs marchés à l’étranger, en Europe et ailleurs dans le monde ». Un vrai challenge pour le groupe car, détaille Jean-Pierre Ferraud, « cela signifie adapter nos produits aux normes en vigueur dans ces pays. Un très gros travail qui demande de l’organisation et des investissements importants, de l’ordre de 200 à 300K€ sur la partie développement, dès la première année. Notre ambition est de réaliser 10% de notre chiffre d’affaires à l’export d’ici trois ans ».

La voie du e-commerce

Élargir ses canaux de distribution est l’autre axe de développement choisi par le groupe HBF. Sous ses différentes marques, Otio, Elexity et Inotech, ce dernier commercialise une très large gamme de produits, soit quelque 5 000 références. Des équipements distribués dans les grandes surfaces de bricolage (GSB), mais aussi en grandes et moyennes surfaces (GMS), chez Carrefour, Casino, Super U, Intermarché, etc. La GSB représente aujourd’hui 90% de son chiffre d’affaires tandis que les GMS alimentaires, 10 %. Avec la création d’Enexo, une société de ecommerce, le groupe veut toucher cette fois directement le grand public. Les produits commercialisés sur le site sont cependant différents de ceux commercialisés en GSB ou GMS. «Nous ne voulons pas concurrencer nos clients sur leur marché, clarifie Jean-Pierre Ferraux. Les produits vendus sur la plateforme sont plus haut de gamme. Nous commercialisons pour le moment 250 produits, mais ce chiffre va évoluer, nous n’en sommes encore qu’au démarrage. D’ici deux ans, notre objectif est de réaliser de 2 à 3 M€ de chiffre d’affaires via Enexo. »

R&D intégrée

le dirigeant vient parallèlement de boucler la réorganisation de sa recherche. le groupe HBF dispose en effet depuis début juin d’un service de R&D intégré. « pour la conception de nos produits, nous travaillions depuis longtemps avec la société toulousaine Wattlet (ndlr: elle conçoit des micromodules de commande d’éclairages et d’appareils électriques). nous avons récemment fait le choix de nouer un partenariat avec elle et, depuis le 2 juin, ses équipes sont installées au sein de nos locaux à Auterive. nous avons aussi trois personnes détachées à la R&D en Asie. » car pour faire fabriquer ses produits, le groupe HBF recourt à plus d’une centaine d’usines chinoises, sa filiale Vinon assurant sur place un contrôle qualité et la logistique. toutefois, reconnaît Jean-Pierre Ferraud, « si nous avons jusqu’à présent beaucoup travaillé avec la chine, nous regardons aujourd’hui aussi ailleurs ».

Elévation du taux de service

Le dirigeant planche aussi sur une meilleure organisation interne. « Nous souhaitons également améliorer notre taux de service, expliquet- il. Aujourd’hui, entre le moment où l’on reçoit une commande et le moment où le client est livré en magasin, il s’écoule six jours. L’objectif est de passer à quatre jours. Cela suppose des moyens logistiques en interne. En suivi et en préparation de commande, nous avons des progrès à faire et surtout la volonté de les faire. Nous allons aussi nous attacher à développer les synergies entre les sociétés du groupe, notamment sur le plan des achats pour sécuriser nos approvisionnements. » Grâce à cette nouvelle dynamique, le groupe table sur « un chiffre d’affaires France de l’ordre de 65 M€ et un chiffre d’affaires consolidé de 80 à 90 M€ d’ici trois ans », précise Jean- Pierre Ferraud qui envisage des recrutements « si la croissance est au rendez-vous ».


Un MBO soutenu par trois fonds d’investissement

iXO Private Equity, Isatis Capital et Multicroissance ont investi 6,3 M€

Intervenant aux côtés de Jean- Pierre Ferraud et de la quinzaine de cadres, qui ont investi 0,8 M€ dans le rachat du groupe HBF, les fonds iXO Private Equity, Isatis Capital et Multi-croissance ont apporté 6,3M€ (en actions et obligations convertibles) à l’opération de MBO (management buy out). Le financement de l’opération a été « complété par une dette bancaire de 3,5 M€ contractés auprès du Crédit Agricole Toulouse 31, de la Banque Populaire Occitane, de la Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées et de la Banque Palatine », précise le cabinet d’avocats Vaughan intervenu lors de l’opération comme conseil des acquéreurs. « Aujourd’hui, iXO Private Equity et Isatis Capital possèdent chacun 29,65% du capital de HBF International, la holding qui détient 100 % de HBF France ; Multi-croissance un peu plus de 5%; Vinon, un de nos fournisseurs en Asie (dont nous détenons 49 % du capital) ; 10 %, moi-même 19%; et quatorze cadres de l’entreprise, 6,5 % », détaille Jean-Pierre Ferraud. Le MBO s’est déroulé alors que Cablerias, l’entreprise espagnole qui détenait la majorité des parts du groupe, souhaitait vendre. L’opération a été menée de mars 2013 à mars 2014.

Agnes Bergon