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L'article de la semaine

Innovation. L’inauguration en grandes pompes du poste de pilotage centralisé le 11 avril marque un tournant dans la vie de Dijon. Pionnière de la smart city en France, la métropole fait un pas vers le futur et attise les convoitises.

Dijon appuie sur le bouton

Personne n’aurait osé y croire il y a encore quatre ans. Et pourtant, Dijon se retrouve aujourd’hui au centre de toutes les attentions, tant son projet de métropole connectée, suscite des envies. En inaugurant le 11 avril, le poste de pilotage centralisé, premier élément très concret de cette smart city, la collectivité ouvre en grand les portes du futur. 

« On Dijon, développait François Rebsamen, président de Dijon métropole, s’appuie sur la gestion à distance de l’ensemble des équipements urbains des 23 communes en améliorant la qualité de services auprès de ces 252.000 habitants ». Voie publique, encombrants, espaces verts, loisirs, vidéoprotection, On Dijon vise à mieux organiser les déplacements et d’une manière générale à rendre les habitants acteurs de leur mobilité. 

Nouveau modèle urbain

Il permet aussi d’assurer plus efficacement la sûreté et la sécurité grâce aux innovations développées par le groupement d’entreprises privées associées au projet : Martin Bouygues, EDF par le biais de sa filiale Citelum, Suez et Capgemini. « Les technologies ne sont que des moyens au service des projets, a toutefois souligné Carmen Munoz, directrice générale de Citelum: il faut une vision politique pour aboutir à un tel résultat ». 

Et la métropole a vu les choses en grand. C’est un projet inédit par son envergure qui a vu le jour. « Après les logements, les immeubles, les quartiers intelligents et connectés, nous changeons d’échelle, appréciait Martin Bouygues, PDG du groupe Bouygues. À Dijon, nous sommes capables de couvrir une ville plus intelligente, plus sûre, plus agréable et plus facile à vivre au quotidien. C’est la ville de demain que nous nous efforçons de faire ». 

Au cœur des enjeux, la transformation profonde de l’administration publique et de ses services, désormais entièrement numérisés, interconnectés et gérés à distance depuis un centre de pilotage unique (lire encadré), transporte Dijon dans une toute autre dimension. Avec cette réalisation, la métropole devient aussi une ville plus durable. L’efficience énergétique est en effet au cœur de l’initiative avec l’installation d’un éclairage intelligent qui permettra à termes une réduction de 65% de la consommation d’énergie. 

Carte de visite

Ces économies doivent financer une partie de l’investissement de 105 millions d’euros nécessaires : 53 millions d’euros sont injectés par la puissance publique (Dijon Métropole, ville de Dijon, région et Feder), le reste de la somme étant prévu dans le budget de fonctionnement de la métropole. Un modèle économique et financier lui aussi innovant qui place la capitale régionale au centre de l’attention. Véritable outil d’attractivité économique « On Dijon va permettre à Dijon d’accélérer sa réputation internationale », observait Jean-Louis Chaussade directeur général du groupe Suez. « Ce projet phare, qui commence à susciter des vocations à l’étranger, est l’une de nos plus belles réalisations au monde », indiquait Jérôme Siméon, président de Capgemini. Une belle carte de visite donc, pour le savoir-faire français et les entreprises qui ont accompagné ce projet unique en France. 

Pionnière en la matière, la métropole compte profiter de ce positionnement pour stimuler l’innovation territoriale. La ville vient notamment de créer la toute première chaire Smart city et Gouvernance de la donnée et accueillera dès 2019 deux nouvelles écoles d’ingénieurs.

Émeline Durand