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Avec McDo, c’est simple : on aime ou on déteste, il n’y a pas d’entre deux. Du coup, mieux vaut savoir accepter la controverse lorsqu’on possède, comme Michel Réglat, 17 (bientôt 19) McDonald’s sur le territoire du Grand Toulouse. Malbouffe, conditions de travail difficiles, etc., les clichés ont la vie dure même si l’homme bataille, à son échelle et depuis l’ouverture de son premier McDonald’s en 1982, place du Capitole à Toulouse, pour changer l’image de l’enseigne et faire de ces temples du fast-food de vrais restaurants. Un combat que ce natif du Lot-et-Garonne, devenu l’un des plus importants franchisés de l’enseigne à la marque jaune, pourrait bien être en passe de gagner.
Né a Marmande, mais toulousain depuis l’âge de 11 ans, Michel Réglat a fréquenté Fermat puis l’école hôtelière de Toulouse. Un cursus classique qu’il complète en 1975 par une formation au management hôtelier dans une école suisse, l’Institut international de Glion, près de Montreux sur les bords du Léman, une école réputée d’où sortent les managers de l’hôtellerie internationale. Encouragé à poursuivre ses études par le doyen de l’école suisse, notre Toulousain s’envole ensuite pour l’État de New York, et s’inscrit à la Cornell University, une des huit universités américaines membres de l’Ivy League, où il obtient un MBA en management.
À tout juste 25 ans, bardé de diplômes, Michel Réglat a devant lui une carrière toute tracée dans le management hôtelier international. D’ailleurs, à peine de retour des ÉtatsUnis, la chaîne d’hôtels Intercontinental lui ouvre les bras et lui propose un poste à Genève... qu’il accepte. Un an plus tard pourtant, ce sillon tout tracé dévie de sa trajectoire.
Ses parents, dont ce n’est pas le métier, viennent d’acheter une brasserie place du Capitole à Toulouse, « un lieu très bien placé mais sans âme, en déperdition », se souvient le dirigeant, et sans personne pour s’en occuper. « Ce n’était pas vraiment mon truc, mais je me suis mis en disponibilité et au final, je l’ai gardé pendant trois ans. » Le temps d’en faire « un haut lieu de rencontres pour la jeunesse toulousaine ». Il développe si bien l’affaire que trois ans plus tard, lorsqu’il décide enfin de retourner vers l’hôtellerie, « j’ai eu des problèmes pour vendre, explique-t-il, l’affaire me collait trop à la peau ! » Alors qu’il est à la recherche d’un repreneur, il prend contact avec le siège de McDonald’s Europe à Francfort. « À l’université, aux ÉtatsUnis j’avais fréquenté beaucoup d’enseignes de ce type, parce que cela m’intéressait. Et puis, McDonald’s était à l’époque très peu présent en France, sur Paris et dans l’Est seulement. »
Le contact est bon – la marque veut se développer dans l’Hexagone et installer un siège à Paris –, à tel point qu’on lui propose de devenir franchisé. Pour Michel Réglat, c’est l’heure du choix : « je savais qu’au sein d’Intercontinental, une affectation à Téhéran m’attendait. Je me voyais mal là-bas... j’ai accepté la proposition de McDonald’s. »
Le Toulousain ouvre en 1982 dans la Ville rose le premier McDo hors de l’Est de la France, et rencontre le


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