| Sélection d'articles des journaux du groupe |
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Vous pouvez trouver ici chaque semaine une sélection d'articles parus dans les différents hebdomadaires du groupe. Cette page contient les articles de la semaine de tous les journaux, tandis que le menu déroulant ci-dessous vous donnera accès à l'ensemble des articles qu'a publié un journal.
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| Les Petites Affiches Lyonnaises (69) (Semaine 27 / 2008) |
Tenesol au zénith
Portée par un marché en croissance de 60 % et soutenue par les groupes Total et EDF, l’entreprise de la Tour-de-Salvagny double ses capacités de production. Un beau cadeau pour les vingt-cinq ans de la PME spécialisée dans l’énergie solaire photovoltaïque.Le leader français de l’énergie solaire compte bien conserver sa place. Avec un chiffre d’affaires 2007 de 24 ME dans l’Hexagone et un prévisionnel à 54 ME pour 2008, Tenesoldispose de plus de 30 % de parts de marché. Un matelas confortable. Pourtant, le fabricant et installateur de systèmes complets dans les domaines d’application de l’énergie solaire photovoltaïque ne se contente pas de son avance. Alors que l’entreprise fête son 25e anniversaire, Tenesol s’offre un doublement de ses capacités de production.
Portée par un marché en croissance de 60 % et soutenue par les groupes Total et EDF, actionnaires à 50 % chacun, la PME de la Tour-de-Salvagny doit atteindre une production de 100 Méga Watt (MW) en 2008, soit l’équivalent de la consommation électrique de 20 000 foyers, pour une surface de 550 000 m2 de modules photovoltaïques. Un résultat obtenu grâce aux deux usines de production de la société. La première et la plus ancienne, baptisée Tenesol Manufacturing, est basée à Cape Town en Afrique du Sud depuis 1999. En 2007, l’usine africaine produisait 33 MWc*. Cette année, Tenesol Manufacturing passe à 50 MWc, soit un chiffre d’affaires de 107,2 ME.
La deuxième usine, Tenesol Technologies, basée à Toulouse depuis 2005, vient de réaliser l’acquisition de deux lignes de fabrication de modules photovoltaïques supplémentaires, triplant ainsi ses capacités de production. “L’usine doit atteindre à son tour les 50 MWc
au 1er septembre prochain”, estime Benoît Rolland, nouveau président de Tenesol. Cette opération répond à la forte demande des marchés français et européens et s’accompagne d’une augmentation de 50 % de son personnel, qui compte désormais 80 personnes.
L’entreprise rhodanienne poursuit également sa stratégie de développement dans l’Hexagone en donnant naissance à six délégations régionales. Trois sont d’ores et déjà en place en Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon et PACA. Suivront les délégations des régions Ile-de-France, Grand Ouest et Grand Est d’ici fin 2008. “Cela traduit une volonté de se rapprocher de notre clientèle professionnelle et collectivités locales en réaffirmant notre présence sur le territoire”, affirme Benoît Rolland.
Tenesol emploie actuellement 130 personnes sur son site et siège social de Lyon, ainsi que 80 salariés à Toulouse. L’entreprise dispose de 21 entités et filiales réparties aux quatre coins du globe et employant environ 500 personnes. Après deux années de stabilité en 2005 et 2006 (158 ME), le chiffre d’affaires est reparti à la hausse en 2007 pour atteindre les 177 ME, avec un résultat net compris entre 3 et 5 %. L’horizon semble ensoleillé.
Florent Zucca
Tenesol - Fabricant d’énergie solaire photovoltaïque
*MegaWatt crête est la puissance de production photovoltaïque.
Légende photo : Dans l’Hexagone, le leader français de l’énergie solaire espère réaliser 54 Me de chiffre d’affaires cette année. |
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| Les Petites Affiches de la Loire (42) (Semaine 27 / 2008) |
Rapprochement : les CCI privilégient la logique de territoire
Incitées à se regrouper dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), les CCI de Saint-Etienne / Montbrison et du Roannais privilégient le rattachement à Lyon. Chacune à leur manière.Attention, sujet glissant ! Incitées à se regrouper dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) (lire encadré), les CCI de Saint-Etienne / Montbrison et du Roannais, semblent éprouver des difficultés à accorder leurs violons. Et l’idée d’une unique chambre de commerce pour la Loire -l’un des cinq départements bicaméristes en France- ne fait pas consensus.
En effet, il y a deux ans, afin d’élargir la vitrine consulaire ligérienne, le président de la CCI de Saint-Etienne / Montbrison, André Mounier, avait déjà proposé un rapprochement des deux CCI. Et essuyé un refus de la chambre roannaise, davantage tournée vers Lyon. “Il est évident que le Roannais est historiquement lié au plan économique au Lyonnais par le textile tandis que le département de la Loire ne traduit pas cette réalité économique, souligne le président de la CCI du Roannais, Jean-Bernard Devernois. N'oublions pas que le Roannais est la porte Ouest de la métropole lyonnaise.“
Les deux CCI partagent toutefois le souhait d’une CCI métropolitaine avec Lyon. Mais chacune à leur manière. “Les chambres consulaires ont bon dos. S'il y a des rapprochements à faire pour réaliser des économies d'échelle, ils sont plutôt à faire en fonction de la réalité économique des territoires, explique Jean-Bernard Devernois. Et le rapprochement qui me semble le plus évident est celui de l'orbite lyonnaise. C'est aussi le cas de toutes les villes satellites autour de l'agglomération lyonnaise comme Vienne, Villefranche ou Bourg-en-Bresse. Nous sommes tous destinés à être rattachés à Lyon.“ Mais le président insiste aussi sur l’autonomie des chambres. “Les CCI doivent avoir un rôle de proximité avec les entreprises selon un découpage territorial cohérent qui ne correspond pas forcément au découpage géographique. Elles ont aussi une fonction d'expertise. Notre intérêt, c'est de conserver nos institutions propres.“
De son côté, André Mounier ne cache pas sa volonté de voir naître une CCI Saint-Etienne / Loire qui s’intégrerait dans une CCI métropolitaine Lyon / Saint-Etienne. Dans une approche de marketing territorial, il entend bien faire valoir la marque “Saint-Etienne” aux côtés de la marque “Lyon”.
Aline Vincent et Yann Petiteaux |
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| Journal du Palais de Tarn-et-Garonne (82) (Semaine 26 / 2008) |
Les grimpeurs font bloc à Eurythmie
La Coupe du Monde d’escalade s’arrête pour la première fois à Montauban avant de s’envoler pour l’ultime étape de la compétition, à Moscou.
La septième étape de la Coupe du Monde d’escalade de bloc se déroulera à Montauban du 4 au 6 juillet, au complexe d’Eurythmie. La compétition, mixte, qui rassemblera cent quarante sept athlètes venus du Japon, d’Australie, de Russie, de France, de Suisse ou encore d’Italie marque l’émergence d’un sport longtemps confidentiel. «Cette épreuve sera aussi le moyen de sensibiliser le grand public à l’escalade sur bloc. Car parallèlement à l’organisation de la compétition,nous avons prévu des séances d’initiation destinées au public» soulignait Pierre-Alain Magne, chargé de communication de la Maison des Sports. BUDGET BOUCLÉPour autant, si le programme proposé reste alléchant, l’organisation de la compétition ne s’est pas faite sans heurt. «Nous avons dû réunir un budget de cent cinquante mille euros,aujourd’hui bouclé, tout en créant une association chargé de l’organisation le temps de l’épreuve» poursuivait Pierre-Alain Magne.
«Car l’escalade sur bloc, de vitesse ou de difficulté ne mobilise pas de puissants partenaires et rares sont les grimpeurs professionnels» notait Paul Dewilde, cadre technique à la Fédération française d’Escalade et entraîneur adjoint de l’Equipe de France.
C’est ainsi que les concurrents devront se loger à Montauban à leurs frais. Réalité conomique d’un sport qui peine à sortir de l’ombre et que déplore Pierre-Alain Magne. «La Coupe du Monde de Bloc est organisée depuis 1999. Peu à peu nous parvenons à structurer l’évènement,à lui conférer une allure professionnelle » rappelle le chargé de communication.
Après deux ans de préparation, l’épreuve présentera un visage que les organisateurs espèrent sans faille. Ainsi, cinq blocs de compétition et un bloc d’échauffement seront à la disposition des athlètes à quoi s’ajoute une dimension concurrentielle. «L’étape de Montauban est l’avant-dernière compétition avant le final qui doit se dérouler à Moscou. Or les athlètes,dont les perfomances sont notées au point,s’attacheront à déployer des trésors d’agilité pour arriver à Moscou sereins» concluait Pierre-Alain Magne. Et de serénité il conviendra de s’animer car sur les cent quarante sept athlètes seuls 12 candidats participeront à la finale.
O.L |
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| La Gazette des Caraïbes (971) (Semaine 27 / 2008) |
13000 artisans : organisés et labellisés ?
Mettre en place un espace permanent d’exposition pour découvrir la production locale, aboutir à une démarche de labellisation des produits artisanaux, renforcer la compétitivité des entreprises artisanales… Où en sont ces projets ?250 métiers, suivant la dernière mise à jour de la Nafa, la nomenclature d’activité française de l’artisanat. La Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) de la Guadeloupe a répertorié, au 31 décembre 2007, 13042 entreprises artisanales qui représentent un tiers de l’ensemble des entreprises guadeloupéennes. « Le nombre d’artisan est en constante augmentation, avec un taux de croissance moyen au cours des 5 dernières années de 3,5%,signe d’un dynamisme réel. 13 % de la population salariée du département travaille dans une entreprise artisanale. Le centre de formation forme 973 jeunes dans la coiffure, la mécanique, l’alimentation, le bâtiment… Avec 6300 entreprises, ce secteur représente 50% des entreprises artisanales suivi de la écanique (25% soit 3095 entreprises) Le solde se repartit entre les entreprises de l’habillement, de l’alimentation et d’activités diverses… ». Les artisans ont, selon un sondage CMA nationale, plutôt bonne réputation. La CMA Guadeloupe semble refaire financièrement surface. La réduction de sa dette sociale de 45,42 % et de celle du CFA (16%) augure d’autres belles perspectives d’organisation… ORGANISER Ce fut la conclusion des Assises régionales de novembre 2006,renforcée des décisions du Congrès du 18 décembre 2006. Le projet de résolution fixant une stratégie relative à la promotion, au développement statuait sur la nécessité pour la chambre des métiers et de l’artisanat « de conforter les organisations professionnelles existantes pour la mise en place d’un encadrement adapté et un renfort en moyens matériels,de soutenir la création de nouvelles structure dans les secteurs où le besoin se fait sentir et d’informer les artisans sur les enjeux du regroupement… » Outre la récente création de la Capeb et la convention d’accompagnement signée le 26 juin, il existe une chambre syndicale et un syndicat professionnel des taxis, un syndicat interdépartemental des ambulanciers, transports sanitaires, une chambre syndicale des pompes funèbres, des artisans de l’automobile, des réparateurs électroménagers, de la couture et des métiers de la mode, des photographes professionnels, des artisans bijoutiers, joailliers, sertisseurs et gemmologues, un syndicat départemental de la coiffure, de l’entretien du textile, de l’esthétique, des artisans techniciens du multimédia, des artisans du bâtiment et des travaux publics, des artisans d’art de production guadeloupéenne, des artisans du bois et de l’ameublement, des boulangers-pâtissiers, des bouchers, des charcutiers et des métiers de la viande. Le secteur estorganisé. Pour quelle promotion ? EXPORTERLe même projet de résolution émettait la nécessaire poursuite voire le renforcement des actions de communication et de promotion de l’image du secteur, la mise en place d’un espace d’exposition permanent, mais surtout l’impulsion d’une démarche devant aboutir à une labellisation des produits artisanaux… Savoir-faire et maîtrise technique permettent d’entrevoir des débouchés sur les marchés extérieurs : couture, artisanat d’art ou produits aliment dans l’Hexagone, bijouterie, couture et métiers d’arts dans la Caraïbe… Un label assurerait surtout, outre la valorisation et la spécification (reconnaissance visuelle) du métier d’art local, la qualité (normes environnementales, éthique, hygiène, amélioration du service), de plus en plus attendue par un consommateur de plus en plus exigeant…
Dominique Urbino
Photos : de haut en bas et de gauche à droite : José, menuisier ébéniste / Kelber, coiffeuse / Syrus, peintre / Francius, artisan d’art
Chambre des Métiers et de l'Artisanat Guadeloupe |
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| Le Journal de Palais de Bourgogne (21) (Semaine 27 / 2008) |
Camusat ouvre ses antennes à l’international
L’entreprise de Blaisy-Bas, spécialisée dans la construction et l’installation de pylônes, est une référence dans le monde des télécommunications. Présente dans 14 pays, elle emploie aujourd’hui 830 personnes dont 130 personnes en Côte-d’Or.C’est en 1993 que tout s’est précipité. Quand Camusat, entreprise de construction et d’installation de pylônes, installée en banlieue parisienne, a commencé à connaître des difficultés – c’est la crise des années 1980 et la pertes de « gros marchés ». Éric Braghini s’en souvient. Il est alors dans l’entreprise depuis 1981. De 40 salariés, la « boîte » passe à deux employés : Françoise Chevalier, la fille du fondateur, et Éric Braghini, le natif de Panges, un petit village à quelques kilomètres de Dijon. Un siège social à Saint-Nom-la-Bretèche, une usine à Dreux… «Nous avons réfléchi et sommes tombés d’accord pour dire qu’il fallait repartir, explique Éric Braghini (…) et relancer l’activité ailleurs. » Pour ce nouveau départ, il décide de revenir chez lui. Il trouve un entrepôt à Sombernon et installe le siège social à Blaisy-Bas. C’est paradoxalement de cette petite commune isolée de Bourgogne que Camusat va bientôt rayonner dans le monde entier. Car après s’être installée en Côte-d’Or, l’entreprise va connaître un développement accéléré grâce à l’arrivée d’un allié de poids : le GSM. L’EXPLOSION DU GSM Avec son associée, Éric Braghini crée Aprim en 1991 (qui redeviendra Camusat par la suite) et engage trois salariés. Avec l’arrivée du téléphone mobile, l’entreprise se consacre à ce nouveau marché qui explose. Il faut couvrir tout le territoire national mais Éric Braghini ne s’interdit pas d’aller démarcher à l’étranger. « Nous étions au départ spécialisés dans les pylônes hertziens. Nous gérons l’étude, la fabrication jusqu’à l’installation des pylônes, explique le directeur adjoint. Aujourd’hui, nous nous sommes diversifiés et nous proposons du clé en main.Nous nous occupons de la recherche et de l’acquisition des terrains,des visites techniques, des études de faisabilité, de la fourniture et de l’installation des pylônes, des travaux de génie civil (clôtures, local pour le gardiennage…), de l’installation et de la mise en service des équipements et enfin de la maintenance. Tout cela afin de faciliter le travail des opérateurs. » Et la demande des clients dans les années 1990 est très forte : France Télécom, puis Orange, TDF, Bouygues Télécom, EDF, RTE… et même des équipementiers comme Alacatel, Ericsson ou encore Nokia signent avec l’entreprise de Blaisy-Bas. Toute l’activité de la société transite par les deux plateformes logistiques de Sombernon. Au total, ils sont 130 à 140 à travailler en Côte-d’Or pour le marché français, et 700 dans le monde entier. Car Camusat s’est bien développé depuis l’arrivée des téléphones mobiles. L’entreprise a ouvert neuf implantations en France, créé 14 filiales internationales : dans l’océan Indien (Madagascar, Mayotte et Réunion), en Europe (Roumanie, Pays-bas), en Afrique (Sénégal, Mali, Cameroun…), au Moyen-Orient (Liban), dans les Caraïbes (République dominicaine) et en Polynésie française.
L’entreprise est même devenue un groupe en 2002 lorsque les associés se sont rapprochés du groupe Ginger. « Nous ressentions le besoin de nous adosser à un groupe solide afin de nous enlever une certaine pression, analsye Éric Braghini. Ginger présentait toutes les garanties, c’est un groupe en pleine expansion, coté au second marché,qui réalise un chiffre d’affaires de 266 millions d’euros. Il est l’un despremiers groupes privés indépendants d’ingénierie en France. Il intervient dans la construction,l’environnement et les télécoms. » Camusat se libère de la pression et s’offre ne nouvelle diversification dans la réalisation, la fourniture et l’installation de sites environnementaux. Après les pylônes pour téléphones mobiles, Camusat s’intéresse donc à l’environnement en développant des solutions d’intégration dans l’environnement pour les opérateurs et propose des sites télécom autonomes avec systèmes solaires.
Patrick Lebas
CAMTEL |
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| Les Petites Affiches Matot Braine (51) (Semaine 27 / 2008) |
La biomasse au service du concombre
La Région Champagne-Ardenne et l’ADEME ont soutenu la construction d’une chaufferie à ballots de paille utilisée pour les serres de la SCEA Légumenfrais à Val-de-Vesle.La question de l’énergie est essentielle dans notre métier puisque nos serres sont très consommatrices en chauffage. C’est un élément vital de notre activité. Depuis quatre ans environ,je réfléchissais au système et au choix technique le plus intéressant pour chauffer mon exploitation. Au final, c’est la biomasse qui s’est imposée comme une évidence pour pérenniser mon activité ». Depuis le début de l’année 2008, Patrick Marchal chauffe donc ses serres à l’aide d’une installation de biomasse, alimentée par des ballots de paille. « Tout est automatique. Les ballots sont stockés sur un rail et sont amenés vers la chaufferie où ils sont 'grignotés' selon les besoins en énergie ». Patrick Marchal produit chaque année 1 500 tonnes de concombres dans cette entreprise familiale depuis quatre générations. Il emploie une quinzaine de salariés dont 10 permanents. Il a installé sur sa chaufferie biomasse un programme de gestion spécifique définissant les besoins en chaleur des serres et activant la chaufferie en fonction de ceux-ci. « Nous consommons environ un ballot de paille toutes les 35 à 40 minutes. Cela correspond à 800 kg de paille par heure à pleine puissance et la chaufferie fonctionne 20 heures par jours pendant les trois mois d’hiver », note Patrick Marchal. Le système de la SCEA Légumenfrais de Val-de-Vesle est également équipé d’un procédé unique de filtration des fumées. Il est le seul en France à ne pas rejeter dans l’atmosphère les particules émanant de la combustion de la paille. Celles-ci sont filtrées et stockées puis réutilisées sous la forme d’engrais. LES VOLUMES SUR PLACE Soutenu par la Région et l’ADEME, le projet a été conçu par la société danoise Reka, spécialisée dans la biomasse. Le pays scandinave est précurseur dans ce domaine, tout comme la Pologne et les pays de l’Est. « Nous sommes installés depuis 8 ans en France et nous constatons une augmentation des demandes depuis deux ou trois ans déjà. Mais ces derniers mois, avec l’augmentation du prix du baril, de plus en plus d’entreprises s’intéressent à la biomasse pour réduire leurs coûts fonctionnement en énergie », souligne Didier Fasse, chargé de la communication du groupe danois. Pour le président du Conseil régional de Champagne-Ardenne Jean-Paul Bachy, il s’agit « d’une démarche écologique et économique intelligente. L’utilisation de la paille à des fins énergétiques a de l’avenir : les volumes sont assurés, il y a les quantités nécessaires sur place sans avoir besoin d’aller les chercher ailleurs et les émissions de CO2 sont très faibles ». La région et l’ADEME ont versé 334 000 € de subventions à l’entreprise, soit 40% de son investissement total.
Benjamin Busson
La deuxième vie de la menue pailleÀ raison de 2 à 3 tonnes de menue paille récupérée par hectare, l’invention offre de nouvelles perspectives aux agriculteurs.La SARL Thiérart est spécialisée dans la construction de machines spéciales. De la sauterelle de manutention à la remorque porte-pressoir, l’entreprise basée au Châtelet-sur-Retourne fait du sur-mesure. «Nous fabriquons des moutons à cinq pattes », aime à expliquer Grégory Sciaccaluga, qui a repris la société il y a 3 ans. Dernière innovation en date: le récupérateur de menue paille. « Son inventeur, Alain Bon, s’est rapproché de nous en décembre 2006 pour nous proposer cette idée », se souvient le gérant. Après avoir signé une licence d’exclusivité pour la commercialisation et la fabrication de la machine, ce dernier a construit deux modèles et a convaincu deux agriculteurs de tester le récupérateur lors de la moisson 2007. Un galop d’essai qui s’est avéré concluant dès les premières heures de moisson. « Les agriculteurs qui l’ont essayé ont récolté 20 hectares le premier jour et n’ont pas perdu de temps ». Le système est à la fois simple et ingénieux : il consiste à installer une sorte de caisse à l’arrière de la moissonneuse-batteuse. À la sortie des grilles de celle-ci, deux vis remontent la menue paille vers l’arrière du véhicule et la vident dans le récupérateur. « Le conducteur peut vider la caisse quand il le souhaite. En général il effectue cette opération pendant qu’il tourne en bout de champ pour ne pas perdre de temps », explique Grégory Sciaccaluga. DÉJÀ 15 RÉCUPÉRATEURS VENDUSL’avantage de la récupération est double. Écologique d’abord. « Les parcelles sont plus propres et sont débarrassées des mauvaises herbes et des graines », souligne le gérant. Les mauvaises herbes et les graines ne repoussant pas, il n’est donc plus nécessaire de traiter autant les champs ni de travailler la terre. « Le récupérateur fait diminuer de 50 % l’utilisation de produits intrants ». L’intérêt se situe également au niveau de la valorisation de la matière récupérée. Chaque hectare moissonné produit de 2 à 3 tonnes de menue paille, composée d’épis, de pellicules entourant le blé, de mauvaises herbes et de petites graines. « Elle peut être ensuite transformée en balles carrées ou en briquettes destinées au chauffage. La menue paille peut également servir de litière pour les animaux ou mélangées avec du foin pour la nutrition des bêtes. Elle contient en effet des fibres et de la silice indispensable pour la nourriture des animaux ». Lors de la moisson 2007, les deux agriculteurs testeurs ont récupéré plus de 500 tonnes de menue paille pouvant être négociée à 65 euros la tonne en moyenne. La SARL Thiérart a déjà vendu 15 récupérateurs, en Bretagne, dans le Maine-et-Loire, le Puy-de-Dôme, la Meuse ou la Marne. La ferme de Grignon, appartenant à l’INRA (Paris) en a également commandé une. Chaque pièce est fabriquée sur mesure, grâce au bureau d’étude et aux logiciels en 3D, aux ateliers chaudronnerie, usinage et tôlerie… de l’entreprise. Cette année, de nouveaux essais vont être réalisés sur d’autres cultures (pois, maïs…).
B.B. |
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| La Tribune de Vienne et de l'Isère (38) (Semaine 27 / 2008) |
La triste fin de la mobylette viennoise
De quinze boutiques dans les années 1970, désormais, il n’en reste plus.Pêêt, pêêt, pêêt.... Vrom, vrom, vrom... Il était le dernier représentant d’une corporation qui a compté localement dans ses rangs jusqu’à une quinzaine de membres dans les années 1970. Malheureusement, cette corporation vient de s’éteindre avec la fermeture du dernier magasin dans la rue Victor-Hugo. Son patron, Jean-Pierre Bruyat, vendeur-réparateur de mobylettes, a mis la clé sous la porte. A 52 ans et encore loin de la retraite, il n’a pas pu transmettre la passion de la mécanique et du deux roues à un successeur. “Vendre mon magasin ? Je n’y ai même pas songé ! Même avec le tiroir-caisse, personne n’en aurait voulu !” déclare-t-il... “Recruter une main-d’œuvre qualifiée était déjà difficile, alors, trouver quelqu’un pour prendre la suite...”
“ C’est un métier où l’on a les mains dans l’huile et le dos courbé toute la journée... plus personne ne veut faire cela aujourd’hui ” lâche-t-il un brin ironique. Mais il n’y a pas que cela. Depuis quelques temps, la concurrence des cyclomoteurs asiatiques lui a beaucoup compliqué la tâche, les clients préfèrant acheter un scooter 50 cm3 dans une grande surface, à prix très bas, plutôt qu’une marque française, chez lui. Un deux-roues importé d’Asie et commercialisé en France à faible coût via les centrales d’achat, pour ce client-là, financièrement, tout va pour le mieux... jusqu’à la première panne dont il confiera le plus naturellement du monde la réparation à Jean-Pierre Bruyat, en vain. “On vient me trouver pour réparer un deux-roues acheté en grande surface dont les pièces de rechange sont introuvables. La réparation ne peut se faire et les gens me traitent de “bon à rien”?” explique fataliste Jean-Pierre Bruyat. “Alors, avant de me battre ou de faire une crise cardiaque, je préfère arrêter !” poursuit-il.
Voilà pour les ventes en grandes surfaces, car un autre concurrent de taille s’est dressé sur sa route : internet. Pour quelques centaines d’euros, aujourd’hui on peut commander sur la toile un scooter 50 cm3 asiatique flambant neuf. Et si vous trouvez que celui-ci ne roule pas assez vite, des sites spécialisés vous fourniront un kit de “débridage” qui vous permettra, en quelques coups de clés, d’atteindre les 100 km/h avec un engin qui ne devrait pas pouvoir dépasser légalement les 50 km/h. “Si j’effectue cette manipulation, j’encourre de la prison et une amende de 30 000 euros, mais sur Internet, personne n‘a l’air de s’en soucier,” confie désabusé le commerçant viennois.
“A Saint-Martin, j’ouvrais à 7 h et je fermais à minuit”
Pas professionnel Jean-Pierre Bruyat ? Ce n’est sûrement pas le bon qualificatif ! Jugez plutôt ! Apprenti chez “Auger” dans la rue Henri-Jacquier en 1973, il a créé son entreprise deux ans plus tard, grâce à l’appui financier de son père et de son notaire. Alors qu’il n’a que 18 ans, la Chambre de Commerce et d’Industrie lui révèle qu’il est le premier “jeune adulte” (l’âge de la majorité vient tout juste de passer à 18 ans) en France à monter son entreprise, ce qui n’est pas sans poser quelques problèmes. L’Armée, par exemple, le convoque un an plus tard avant de lui accordre un sursis de quatre ans pour qu’il ne ferme pas déjà boutique. Plus tard, il sera purement et simplement exempté pour subvenir à son affaire.
Son enseigne rue Victor-Faugier où il commercialise la marque “Motobécane” marche fort. Le quartier est encore bien industrialisé et les usagers du deux roues sont légion. “A St-Martin, j’ouvrais le matin à 7 heures et terminais la journée dans mon atelier vers minuit. Nous étions une quinzaine de magasins en activité à Vioenne dont certains vendaient jusqu’à 600 cyclos par an” se souvient-il.
En 1988, il a rejoint le bas la montée Victor-Hugo, puis, en 1991 et jusqu’à hier, le haut de l’artère, son dernier emplacement. Paradoxe, Jean-Pierre Bruyat ferme boutique au moment où le deux-roues, prix de l’essence oblige, revient en grâce. “Fermer, c’est dommage ,dit-il, car les gens réclament quelque chose qui circule bien et vite, qui consomme et pollue peu...”
Certains utilisateurs de deux-roues, notamment dans les campagnes viennoises s’inquiètent de cette fermeture. Ils pourront se rabattre pour le moment à Pont-Evêque (l’Ami du Cyclo) ou à Roussillon. A Vienne, en tout cas, c’est bel et bien fini.
Elie Mucciante |
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| La Tribune de l'Isère (38) (Semaine 27 / 2008) |
Les plus importants pôles rhônalpins reçoivent l'onction gouvernementale
Sur les quinze pôles de compétitivité de la région, près de la moitié bénéficie de la mention très bien, quatre de la mention "bien, mais peux mieux faire" et trois sont montrés du doigt.Une bonne nouvelle déjà : les pôles continuent ! Le gouvernement vient de commander un audit sur l'ensemble des 71 pôles de compétitivité français. La première constatation de cet audit est de constater que la politique des pôles engagée en 2005 constitue une réussite. Elle doit être maintenue et même consolidée. Les consultants américains du Boston Consulting Group et donc indépendants à l'origine de cet audit insistent sur l'efficacité du système de financement. Pour une fois, les crédits annoncés dès le départ ont effectivement été mobilisés. Autre constatation qui n'est pas une surprise : tous les pôles n'avancent pas à la même allure. Certains peuvent même être coiffés d'un bonnet d'âne. Il reste que les plus importants pôles, ceux qui ont mobilisé le plus de budget reçoivent les félicitations du jury. Il s'agit des deux pôles mondiaux Lyonbiopôle (virologie) et Minalogic (microélectronique et technologies logicielles), du pôle dit "à vocation mondiale", Axelera (chimie environnement) ; ainsi que cinq pôles nationaux : Imaginove (loisirs numériques), Lyon Urban Trucks Bus (transport des personnes et des marchandises), Techtera (textiles techniques) Tennerdis ( (Technologies énergies renouvelables) et Plastipolis (plasturgie). Ces huit pôles font partie des trente-neuf "ayant atteint les objectifs des pôles de compétitivité". Parmi les dix-neuf nationaux, quatre pôles "ont atteint partiellement les objectifs et doivent travailler à l'amélioration de certaines dimensions de leur action". En somme, "bien mais peut mieux faire". Il s'agit d'Arve Industrie (Décolletage) Trimatec (nucléaire), Viaméca (mécanique, mécatronique) et le pôle inter-régional "Innovation fruits et légumes". Trois pôles enfin n'ont pas réussi et doivent être "reconfigurés". Il s'agit des pôles inter-régionaux "Innoviandes" et "Parfums, arômes, senteurs, saveurs", mais surtout Sporaltec (sports et loisirs), dont l'avenir est désormais incertain (lire ci-dessous). Il reste que plus globalement ce rapport conforte les collectivités qui, en compagnie de l'Etat, ont participé au financement des pôles.
Dominique Largeron
Légende photo : Les plus importants pôles, ceux qui ont mobilisé le plus de budget reçoivent les félicitations du jury. Il s'agit des deux pôles mondiaux Lyonbiopôle (virologie) et Minalogic (microélectronique et technologies logicielles).
Sporaltec en sursis pour un anSporaltec apparait en bas de classement dans le rapport sur les pôles de compétitivité remis au gouvernement.Période de turbulences pour Sporaltec, le pôle de compétitivité dédié au sport et aux loisirs. Dans son organisation interne d'abord. Initialement prévue le 28 avril à l'Université de Savoie, son assemblée générale a été repoussée de deux mois. Entre temps sa directrice a fait l'objet d'un licenciement. L'autre source de préoccupations vient du rapport remis par le Boston Consulting Group au gouvernement. Le cabinet américain a évalué les 71 pôles de compétitivité labellisés en juillet 2005 par le Comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire (CIADT). Résultat : si 58 pôles ont atteint entièrement ou partiellement leurs objectifs, "13 pôles pourraient tirer parti d'une reconfiguration en profondeur". Et Sporaltec fait partie de ce dernier groupe sans que la synthèse mise en ligne sur le site Internet du ministère permette d'en savoir plus sur les insuffisances qui lui sont reprochées. Alain Belli, universitaire stéphanois et président de Sporaltec, s'est rendu jeudi 26 juin à Paris pour défendre le dossier au ministère. Le CIADT doit normalement rendre son avis le 4 juillet sur les orientations à adopter en matière de politique des pôles de compétitivité pour les années à venir. Mais entre temps, en visite dans le Limousin, le président Nicolas Sarkozy a annoncé la reconduction pour trois ans des 71 pôles de compétitivité, avec une nouvelle enveloppe globale de 1,5 milliard d'euros. Les treize pôles mal notés ont "un zn de plus pour faire leurs preuves". Regroupant 42 adhérents dont 24 entreprises, 13 centres de recherche et cinq institutionnels, Sporaltec a accueilli dix nouveaux arrivants en 2007, dont trois universités. Le nombre d'adhérents est appelé à croître en 2008 avec l'Institut textile et chimique de Lyon, Nike, Millet, Eider. Au 31 décembre 2007, treize projets étaient labellisés pour un budget total de 12,8 M€ dont 9,4 M€ en 2007. En novembre 2007, un projet de développement de chaussure a été retenu par le Fonds unique interministériel (FUI) et deux nouveaux projets ont été déposés le 30 avril en réponse au 6e appel à projet du FUI. Le résultat sera annoncé fin juillet.
Mathieu Ozanam |
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| La Gazette du Midi (31) (Semaine 26 / 2008) |
2008 : l’année du Cancéropôle
C’est cette semaine que l’association du cancéropôle devrait choisir son nouveau président. Le projet phare du pôle de compétitivité cancer-bio-santé est d’ores et déjà bien avancé, malgré certaines incertitudes.Qui sera le prochain président de l’association du Canceropôle, en remplacement de Philippe Douste-Blazy ? L’annonce devrait être faite cette semaine lors du conseil d’administration de l’association le 27 juin. Une chose est sûre, le projet est bien avancé. « C’était un pari un peu fou ! Nombreux étaient ceux, d’ailleurs, à ne pas y croire », explique Pierre-Emmanuel Reymund, directeur général adjoint des services du Grand Toulouse.
Sept ans après l’explosion de l’usine AZF, le Cancéropôle devrait en effet voir, cette année, l’ouverture officielle de ses premiers sites (lire cicontre). Parmi eux notamment, le futur établissement de recherche et développement des laboratoires Pierre Fabre. Cette année également devrait voir le démarrage des travaux de construction de la clinique universitaire du cancer. Le Cancéropôle toulousain, dont les travaux ont débuté en septembre 2006, présente en effet la particularité de réunir sur un campus de 220 hectares, des centres de recherche privés (Institut de recherche Pierre Fabre et Direction de la recherche amont de Sanofi-Aventis), un pôle de recherche publique, un hôtel à projet de recherche pluridisciplinaire (Itav), un centre de services commun, mais aussi un pôle universitaire clinique. Cet établissement, unique en son genre en Europe, a pour ambition de réduire significativement les délais entre la recherche et les applications cliniques grâce à la proximité des pôles de recherche privée et publique du Cancéropôle. Le site devrait également accueillir un parc urbain, le long de la Garonne, créant ainsi une coulée verte depuis l’île du Ramier jusqu’aux confluents de l’Hers et de la Garonne. Restent quelques points noirs : alors que la Drire a reconnu officiellement il y a quelques jours, dans un rapport rendu au préfet, la fin de la dépollution de la zone est du Cancéropôle (à l’exclusion de la parcelle placée sous scellés), quid du site des ballastières (expoudrerie de Braqueville) ? Restent également 35 000 m2 du pôle Innovation Valorisation à vendre. « Notre rêve est d’y attirer un autre grand laboratoire pharmaceutique », explique Pierre-Emmanuel Reymund. « Le marché pharmaceutique connaît des difficultés. Nous avons donc pour l’instant suspendu nos discussions.»
En tous cas, les travaux d’aménagement de la route du Cancéropôle (transformation en 2 x 2 voies, création d’une voie de transport en site propre), débutés le 15 mai dernier, se poursuivent. La première tranche (de la rocade au chemin des Silos) devrait s’achever en janvier 2009. La deuxième tranche, allant du chemin des Silos au rond-point Dide devrait débuter au premier trimestre 2009 pour s’achever début 2010. Coût de l’opération : 12,5 M€.
Rose-Marie Jimenez
Cancéropôle - centre de lutte contre le cancer, recherche contre le cancer
LES CHIFFRES DU CANCÉROPÔLE
- Un site de 220 hectares
- À terme, 4000 professionnels dont 2400 chercheurs
- Un investissement public-privé de près d’1 Mds€
- Une contribution en subvention publique (hors hôpital) de 50M€
- Une contribution pour la construction de l’hôpital permettant d’engager 300 M€d’investissement.
- La présence de deux industriels pharmaceutiques d’envergure internationale: les Laboratoires Pierre Fabre et Sanofi-Aventis.
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