Votre journal économique : Les Petites Affiches Lyonnaises
Abonnez vous pour profiter de l'intégralité de nos services !
Nos services
Nous contacter
Contactez une autre édition

  • Abonnez-vous
  • Appels d'offres par e-mail
  • Alerte Annonces légales
Portrait

Les copains d'abord

Le président du Conseil régional des notaires a trouvé l'équilibre entre son engagement professionnel et sa passion pour le football.

Ses bureaux, installés dans le confort d’un immeuble bourgeois de la Presqu’Ile, donnent sur la place Bellecour avec, au loin, la vieille tour Charité. Sentinelle du Lyon passé, elle se dresse sur la place Gailleton comme pour rappeler à Xavier Ginon la force du passé, des valeurs forgées chez les Jésuites, rue Sainte-Hélène, où il a fait toute sa scolarité avant de décrocher un Bac B et de suivre la filière droit à Lyon-III. Deuxième d’une fratrie de six enfants (lui-même a six enfants), ce petit-fils, fils et père de notaire est entré dans la carrière relativement jeune, en 1982, à l’âge de 26 ans. Depuis, il a consacré son énergie à une profession qui l’a toujours passionné. Vice-président du Conseil régional de l’ordre des notaires de la Cour d’Appel de Lyon de 2007 à 2008, il a naturellement succédé cette année à Me Jean Deleage. “J’aime le droit que j’ai enseigné à la Fac. J’ai le virus du notariat”, avoue le rapporteur du congrès de Nice en 1986, président de commission à Lille en 1990, vice-président en 1993 à Cannes, président du congrès de Marseille sur la famille en 1999. “Ce congrès fantastique, visionnaire a inspiré des réformes législatives”, lui a dit Pascal Clément, garde des Sceaux, en lui remettant les insignes de chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur. La passion du Code civil aurait-elle pu le conduire au droit ? “Certainement pas ! Je n’ai pas le tempérament du polémiste.Le métier de notaire mêle l’équilibre et l’impartialité qui correspondent mieux à ma personnalité”. Raison aussi de son absence de l’arène politique, “incompatible avec le notariat”. Pour comprendre la personnalité de Xavier Ginon, son engagement dans les groupes de travail qui préparent les congrès des notaires, il faut remonter aux années 1970. Sur les bancs de l’école, il a tissé un solide réseau d’amitiés. “Plus qu’une école religieuse, insiste cet ancien enfant de choeur, les Jésuites sont une école de valeurs, celles de la solidarité, du respect de l’autre,de l’effort et de l’exigence”. Les mêmes valeurs héritées de sa famille, originaire de Virieux-sur- Bourbe (Isère) où son arrière grand-père était médecin de campagne. Ne vous méprenez pas : le notaire de la place Bellecour n’a pas le look du lyonnais austère, recroquevillé sur ses certitudes. “On a rigolé comme des fous.Et puis, se souvient ce joueur de tarot qui aime se retrouver entre amis pour refaire le monde, à l’époque les Jésuites commençaient à ouvrir leurs portes à des familles plus modestes”. Tout interlocuteur de Xavier Ginon évoque à un moment ou un autre son frère Olivier. Plus rarement sa soeur Sylvie qui dirige Equita Lyon. “Avec l’âge, avec des physiques qui se rapprochent dans les rondeurs,on nous confond souvent”, reconnaît ce gourmand qui s’attable régulièrement chez Mathieu Vianney. Aucun nuage n’a jamais assombri les relations entre Xavier, l’intello, “celui


Date Le 3 novembre 1997, date du décès brutal de mon père. Ce jour-là, tout a basculé.
Lieu Ma maison dans le Midi, avec vue sur la mer.
Ambition Que la maladie épargne mes proches.
Phrase “Come on”.
Personnalité Soeur Rose, une soeur du Bon Pasteur qui a consacré sa vie aux filles-mères.
qui n’avait pas le droit de toucher au motoculteur”et son cadet qui a gardé “l’amour de la terre et des vieilles pierres”. Leur parcours se sont nourris l’un de l’autre. “J’ai accompagné de l’intérieur le développement de la Générale de Location, précise le tabellion. Cette expérience m’a beaucoup aidé dans mon activité de conseil”. Soudé à sa famille, à qui il accorde beaucoup de temps, Xavier Ginon consacre les rares loisirs que lui laisse son activité à ses deux passions : la chasse, qu’il pratique depuis l’enfance, et le football.“Je peux passer deux heures sur un mirador à fixer l’horizon dans les Dombes ou en Alsace. Ces moments de silence appellent à la méditation.Ils équilibrent le stress de mon métier où pèsent l’impératif de formation et les exigences de la clientèle qu’il faut satisfaire”.Mais cet homme, fidèle en amitié, n’a rien d’un solitaire. Tous les deux ans en moyenne, il lève l’ancre pour un long voyage. Le dernier l’a emmené en catamaran, avec ses copains, pour une croisière aux îles Vierges. Le prochain, toujours avec la même bande, le guidera vers les Seychelles. La passion pour le ballon rond, qu’il a communiquée à son frère Olivier, remonte aux bancs de l’école. “Depuis l’âge de dix ans,je vais au stade,se réjouit ce supporter de l’OL à quelques jours du match retour des 8es de finale contre le Real de Madrid. J’ai connu la période sombre de la 2e division, mais aussi la montée en puissance des clubs de supporters, le village, les loges”. Cet ancien joueur de bridge est capable de passer des heures devant le petit écran pour suivre une compétition. “Lorsque j’achète un journal généraliste, je commence toujours par les pages sport”, détaille ce fidèle lecteur de l’Equipe qui a transmis le virus du foot à ses enfants. Des héritiers qui, n’en doutons pas, défendrons avec la même passion les valeurs héritées de leur père.

Antonio Mafra



Alerte Appels d'Offres

Recevez par e-mail des offres de marchés publics !

Souscrivez à ce service pour recevoir gratuitement par e-mail des appels d'offres concernant votre activité, près de chez vous !

S'INSCRIRE


Publicité
Contactez-nous !