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Edito
Edition du 26/08/2010 au 01/09/2010

Produire...Pourquoi?

À terme de la saison estivale, certains reviendront avec des peaux bien dorées, et pleins de projets en tête. D’autres seront encore pâles, et pas parce que le soleil aura manqué à son rôle mais parce que les soucis ne pardonnent pas. Et même si les fruits sont reconnus pour garder la pêche, les arboriculteurs font grise mine. Certes, la nouvelle récolte s’annonce qualitative. Mais la production ne porte pas suffisamment ses fruits, du point de vue économique. La production s’essouffle car le chiffre d’affaires ne suit pas. Pourtant des dispositifs ont été mis en place pour tenter d’améliorer la situation qui malgré tout s’empire. Car même si les charges patronales sont moins lourdes, ou que certains procédés favorisent le travail occasionnel en France, le coût de la main-d’oeuvre des travailleurs occasionnels dans les pays voisins est bien plus avantageux. Puis le coût de la production est à revoir. Les traitements pour sauver les fruits de leurs ennemis sont trop coûteux. Enfin les réductions des prix affichés annoncées par la grande distribution, représentent un calvaire pour les arboriculteurs, qui cependant tentent d’enrayer cette action commerciale. Peutêtre devront-ils davantage taper du poing et intervenir comme d’autres producteurs. Ce ne sont pas les seuls qui se retrouvent la tête sous l’eau, en ces derniers temps. Les producteurs de lait ont aussi connu une période d’ébullition. Suite à cela, ils ont obtenu, une augmentation des prix à la consommation de 10%. C’est un début pour émerger, mais faut-il maintenant reprendre la nage et dans le bon sens. Suivre le bon sens et aussi avoir du bon sens, voilà ce qui aurait manqué à Brigitte Barèges, la députée maire de Montauban, en tout cas pour certains. La concurrence n’est parfois pas de bon goût...ni de bon ton.

Jennifer Legeron

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