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Prisons On le sait, la France se fait régulièrement épinglée par la communauté internationale pour l’état de ses prisons, mais aussi pour sa surpopulation carcérale. Un état des lieux pénitentiaire accablant pour un pays qui se veut une grande démocratie, pays des droits de l’homme. Ainsi,dans un rapport publié en novembre 2008, le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe dénonçait la situation des prisons françaises et des conditions de vie "inacceptables". Un fait qui n’est pas nouveau . La situation des détenus dans les prisons françaises a fait l’objet d’une série de rapports alarmants, dont ceux du Sénat en 2006 (Prisons : une humiliation pour la République) et de l’Assemblée Nationale (La France face à ses prisons) en 2000, entre autres. L’hexagone détient d’ailleurs un bien triste record, celui du taux de suicide en prison le plus élevé de l’Europe des Quinze (vingt suicides pour dix mille détenus, moyenne annuelle entre 2002 et 2006), selon une étude de l'Institut national d'études démographiques (Ined) . L’an dernier, cent quinze détenus ont mis fin à leurs jours, soit une nouvelle hausse du nombre de suicides en prisons (au nombre de cent neuf en 2008). Autre record : le taux de densité carcérale, qui est actuellement de 120,5%, contre 102% en moyenne dans les qua rantesept États du Conseil de l’Europe. Pour Jean-Philippe Cabal, nouveau chef d’établissement de la maison d’arrêt de Montauban, l’État fait pourtant des efforts. Pour preuve, les travaux entamés pour agrandir la prison. Alors que sa capacité d’accueil théorique est de soixante-cinq détenus, elle en recevait, avant les travaux, jusqu’à cent trente. Avec les travaux, le nombre de ses cellules va ainsi doubler. Y aura-il plus de places pour les détenus ? Cela reste encore à voir...
Lauriane Guigno