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Portrait
Edition du 31/10/2011 au 06/11/2011

Les raisons des réseaux

Chef d'entreprise et élu consulaire, ce spécialiste de l'objet publicitaire s'est lancé dans le développement régional de clubs de recommandation d'affaires.

photo de Lucien BonenfantDe son enfance à Saint- André-les-Vergers, Lucien Bonenfant retient la présence encore importante de fermes de maraîchers. Difficile à imaginer aujourd’hui tant l’urbanisation de cette partie de l’agglomération troyenne aura été importante ces dernières décennies. Comme bon nombre de jeunes Aubois de sa génération, Lucien s’est formé dans les métiers de la bonneterie. C’était alors une époque de plein-emploi dans un secteur qui employait alors plus de 25000 salariés dans le département... mais six fois moins aujourd’hui ! Après un passage par le lycée technique des Lombards, à Troyes, et une formation en fabrication textile, Lucien trouve son premier emploi chez TMT (Tricotages Mécaniques Troyens), au bureau d’études, en tant qu’agent des méthodes. C’était juste après son service militaire, effectué en 1968. Mais Lucien a une autre passion que la bonneterie, celle de l’automobile. Une passion familiale, qui l’avait d’ailleurs conduit à passer également un CAP de mécanique.

PASSION AUTOMOBILE

Et lorsque l’occasion se présente, en 1971, de devenir expert automobile auprès d’assurances, il n’hésite pas à prendre un virage radical. Un métier qu’il va exercer quelques années seulement, les conditions d’accès à la profession ayant été revues. Loin d’être découragé par ce coup de frein brutal, Lucien va se découvrir une nouvelle passion pour le métier de commercial. D’abord pendant trois ans, pour le compte de Fichet- Bauche et ses coffre-forts. Et ensuite pendant sept ans pour les Pages Jaunes. « Je vendais des encarts publicitaires dans toute la France, en débarquant pendant deux mois dans une nouvelle ville », se souvient- il. Une très bonne école en tout cas, qui l’a conduit à faire plus d’une fois le tour de France et qui lui a aussi donné le goût de l’indépendance. Fort de cette expérience, Lucien décide de poser ses valises plus régulièrement dans l’Aube en créant sa propre entreprise de publicité par l’objet, en 1985.

ENGOUEMENT COMMERCIAL

Lucien peut vous retracer sans problème toute l’histoire de l’objet publicitaire. Celuici dépasse régulièrement le cadre de l’entreprise pour devenir un objet... de collection. « J’ai connu la folie des pin’s dans les années 1990 et je suis même allé à Taïwan pour trouver des fabricants », se souvient-ils. Si le pin’s est aujourd’hui totalement passé de mode, il n’y avait alors pas une entreprise qui n’ait commandé des « épinglettes » personnalisées. « Pourtant, c’était l’anti-objet publicitaire qui, pour être efficace, se doit d’être utile et universel », explique-t-il. Cela dit, les pratiques ont bien évolué. « Pour les entreprises, il y a vingt-cinq ans,les objets publicitaires c’étaient d’abord des cadeaux de fin d’années destinés aux clients alors qu’aujourd’hui c’est un véritable support de communication à part entière » . Certes, les grands classiques que sont les stylos et autres porte-clés sont toujours là, mais c’est aujourd’- hui le vêtement personnalisé aux couleurs de l’entreprise qui se porte facilement. C’est d’ailleurs devenu une part importante de l’activité de l’entreprise créée par Lucien Bonenfant, aujourd’hui secondé par son fils


24 mars 1948 Naissance à Sain-André-les Vergers.
Septembre 1985 création de Bonenfant Publicité.
1998 Elu conseiller général de l'Aube.
2009 Lancement du premier club BNI à Troyes.
2010 devient vice-président de la CCI de l'Aube.
2011 Lancement de nouveaux clubs BNI dans la région.
Benoît.

ENGAGEMENT ÉCONOMIQUE

C’est vrai qu’au-delà de ses casquettes publicitaires, Lucien en porte bien d’autres. Ainsi, il a été maire de sa commune, Prugny, de 1989 à 2008. Dans la foulée, il a également été élu conseiller général du canton d’Estissac, et siégé au Conseil général de l’Aube de 1998 à 2004. Lucien Bonenfant a aujourd’hui tourné la page politique pour servir encore mieux la cause du développement économique régional. Depuis de nombreuses années élu à la CCI de Troyes, il en est devenu vice-président à l’occasion des dernières élections. En même temps, il est aussi très actif au sein du Conseil économique, social et environnemental de Champagne- Ardenne, dont il est membre. Il en préside d’ailleurs la commission économique. Bref, Lucien est bien un homme de réseaux. Rien d’étonnant donc à ce qu’il s’intéresse au véritable phénomène qui est celui de la recommandation d’affaires. « Au départ, c’est un ami qui m’a parlé des clubs BNI, et j’ai voulu aller me rendre compte par moi-même de leur fonctionnement », explique-t-il. Un mouvement né aux États- Unis et qui se développe en France depuis quelques années. « Le principe est celui du bouche-à-oreille que nous connaissons tous, mais qui se pratique dans le cadre d’un groupe d’entreprises bénéficiant d’une méthodologie qui a fait ses preuves » précise encore Lucien Bonenfant. Et la mayonnaise francoaméricaine a bien pris : après avoir lancé un premier groupe, à Troyes, en 2009, BNI en compte désormais cinq dans la région, le dernier en date étant le deuxième club de Reims qui se réunira le 15 novembre. Lucien se consacre d’ailleurs au développement des clubs BNI dans la région, et compte bien attendre la dizaine de structures d’ici à trois ans. Il faut dire que le côté pragmatique de ces clubs d’affaires est la meilleure publicité : tout récemment encore, deux recommandations faites au sein de l’un des clubs troyens se sont traduites par 1,3 million d’euros de commandes pour deux entreprises membres !

Laurent Locurcio



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